Un air de famille

Lancez Beija-Flor, de Timbalada.

Marchez sur place au rythme des percussions. Imaginez-vous suivre un bloco de rua dans les rues de Rio pendant le Carnaval.

J’étais récemment au Brésil, un pays qui agit sur moi comme un formidable générateur de joie. Difficile pour moi d'entendre quelques notes de percussions sans avoir immédiatement envie de bouger.

J'y ai célébré le mariage d'un ami très cher, que je connais depuis plus de 22 ans. Pendant cinq jours, je me suis amusée à scruter les visages de sa famille, que je connaissais finalement assez peu. Retrouver ses traits chez sa maman, son humour chez son papa, observer ce qui les rapproche et ce qui les distingue. J'adore ce jeu des ressemblances chez les personnes que j'aime.

Curieusement, je suis beaucoup moins à l'aise lorsqu'on me dit : « Ta fille, c'est tout toi ! » ou « Ton fils a les yeux de son père ! ». Moi qui tiens tant à les laisser devenir eux-mêmes, sans étiquette, développer leurs propres mimiques, leurs expressions et leur manière bien à eux d'être au monde.

Il y a un moment que j'aime particulièrement pendant mes massages : celui où mes clientes redécouvrent leur visage de l'intérieur, quand elles en ressentent les contours, les volumes, la vitalité. Une forme de réappropriation. J’aime imaginer que le massage offre la sensation de retrouver quelque chose qui nous appartient intimement et pleinement.

Votre marche a laissé place à la danse ? Continuez jusqu’à la fin de la chanson.

*Crédits photos : avec Papa et Maman Casimir, par Chloé Bruhat, 2023

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Sourire à pleines dents